Jeudi, 27 Juillet 2017
Latest news
Main » Syrie : pourquoi Bachar Al-Assad n'a pas à s'inquiéter (pour l'instant)

Syrie : pourquoi Bachar Al-Assad n'a pas à s'inquiéter (pour l'instant)

17 Avril 2017

Le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis ont présenté plus tôt mardi au Conseil un nouveau projet de résolution demandant une enquête sur cette attaque, malgré l'échec de négociations la semaine dernière.

"L'humanité ne peut pas laisser passer des gestes comme ceux-là, [comme] des attaques, notamment contre des enfants, à l'arme chimique, sans réagir fortement", a-t-il indiqué lors d'une mêlée de presse à Montréal, vendredi après-midi. Donald Trump se contente d'un communiqué tardif, pour condamner une attaque "répréhensible" qui "ne peut être ignorée par le monde civilisé", sans présenter aucune stratégie.

"Je continue de suivre de près et avec préoccupation la situation en Syrie". Elle a appelé à l'instauration d'une "zone d'exclusion aérienne et de zones de sécurité en Syrie " pour éviter la répétition de "massacres " comme l'attaque chimique présumée imputée au régime. Selon une source militaire syrienne à l'AFP, l'armée de Bachar Al-Assad avait eu vent de l'action américaine et avait "pris des précautions".

Jeudi, les Etats-Unis avaient menacé la Syrie d'une réponse militaire après l'attaque chimique qui avait soulevé une indignation internationale.

Le président syrien est "directement responsable de la riposte décidée par les États-Unis", a jugé de son côté M. Hamon, reprenant quasiment les termes de la déclaration franco-allemande. "Il ne faut pas exclure l'Iran car ce pays ne veut pas voir de rapprochement entre les Etats-Unis et la Syrie", estime lui aussi un chercheur libanais qui travaille en Syrie. L'allié du régime syrien a ajouté que la Russie ne croit pas que la Syrie dispose d'armes chimiques.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, 59 missiles "Tomahawk " ont été tirés depuis des destroyers de l'U.S. Navy stationnés dans l'Est de la Méditerranée, touchant plusieurs cibles sur la base aérienne de Shayrat, dans la région d'Homs, dans l'Ouest de la Syrie. La milice Al Nosra, liée à Al Qaïda, a des armes chimiques et les a déjà utilisées. Il y aurait des morts parmi l'armée de Bachar el-Assad.

La présidence syrienne elle a qualifié les frappes d'"acte idiot et irresponsable". Se lancer dans une aventure militaire dans le bourbier syrien en est une autre.

Le Premier ministre turc s'est aussi exprimé, il considère les frappes américaines comme "positives", arguant que "le régime de Assad doit être puni entièrement sur le plan international". "Nous espérons la poursuite des frappes", a-t-il ajouté.

"Frapper un seul aéroport n'est pas suffisant; il y a 26 aéroports (utilisés par le régime pour) bombarder les civils". Plus tôt, "les quinze membres du Conseil de sécurité avaient tenté - sans succès - de se mettre d'accord sur une réponse commune à l'attaque de mardi" [La Libre].

Le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobothis a estimé sur Twitter que "l'usage d'armes chimiques est un crime inacceptable".

Syrie : pourquoi Bachar Al-Assad n'a pas à s'inquiéter (pour l'instant)