Samedi, 27 Mai 2017
Latest news
Main » Le numéro 2 de la Justice s'explique sur le procureur spécial — USA

Le numéro 2 de la Justice s'explique sur le procureur spécial — USA

20 Mai 2017

Mais la Maison-Blanche a aussi donné d'autres versions des raisons qui ont présidé au limogeage. La sénatrice démocrate Claire McCaskill a rapporté les mêmes propos. "J'ai passé trois ans à écrire sa biographie, il n'y a pas un soupçon de politique ou de partisanerie en lui". Les experts sont divisés, mais si c'était avéré, cela pourrait s'apparenter à de l'obstruction de justice et peser lourd si le Congrès décidait de lancer une procédure en destitution contre Donald Trump.

La semaine dernière, Trump a brutalement renvoyé James Comey, qui dirigeait le Bureau, déclenchant une controverse en raison du rôle de Comey dans l'enquête sur les liens présumés entre la Russie et l'équipe de Trump pendant la campagne électorale.

En annonçant sa nomination, Rod Rosenstein a assuré que Mueller aurait à disposition toutes les ressources nécessaires pour mener ses investigations.

Le président américain et sa pratique présidentielle font l'objet de nombreuses critiques, qui se sont accentuées depuis le renvoi surprise du directeur du FBI James Comey le 9 mai dernier et les révélations en cascade qui ont suivi. Comey aurait consigné cette tentative d'étouffer une enquête dans des notes, qui ont commencé à fuiter dans la presse. Et Richard Nixon ou Bill Clinton le savent bien: souvent, la dissimulation coûte plus cher que l'infraction.

Comme procureur spécial, il n'a pas à tenir informé sa hiérarchie de chacune des étapes de son enquête, même s'il demeure théoriquement subordonné au ministre de la Justice.

Puis on a découvert, dans le New York Times, qu'il aurait demandé, en février, à James Comey de classer l'enquête sur Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes. "Il était fou, (.)", a déclaré Trump, selon le quotidien américain, qui dit que le document lui a été lu par un responsable américain. Si la communication par Trump de telles informations n'est pas nécessairement illégale - le président est habilité à déclassifier à peu près tout ce qu'il veut - elle contrevient à la confidentialité indispensable en matière de partage du renseignement. "Triste. Vraiment", a ironisé, en réponse, David Axelrod, ancien de conseiller de Barack Obama.

James Comey a cependant refusé de se présenter volontairement devant la commission de la Justice du Sénat, ont indiqué vendredi ses dirigeants républicain et démocrate, se disant "très déçus" et l'appelant à revoir sa décision. Il ne peut être démis de ses fonctions que pour une faute.

La présidence a publié un communiqué pour démentir ces informations quant au président, il a tweeté sur son compte son droit de divulguer certaines informations qu'il pense utile de partager. Il aime, de surcroît, les agréments qui vont avec sa situation.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par François Boisivon.

Le numéro 2 de la Justice s'explique sur le procureur spécial — USA