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Hulot: "La fermeture de Fessenheim aura lieu dans la concertation"

21 Mai 2017

En 2007, il hésite - déjà - à se présenter à la présidentielle avant d'imposer son "Pacte écologique" aux candidats. Néanmoins, les deux hommes peuvent se retrouver sur une stratégie de moyen terme autour de l'objectif des 50 % et d'une transition "juste", soucieuse de limiter la casse sociale des salariés du nucléaire - comme du charbon d'ailleurs, les dernières centrales devant fermer. "On ne peut imposer cette mutation par la force. Le danger, en entrant dans ce gouvernement, c'est qu'il donne l'illusion qu'on va faire quelque chose, or il ne fera rien". "Si le nouveau ministre a dit oui à Emmanuel Macron, c'est aussi pour " l'opportunité politique qu'il lui offre, de faire un gouvernement " qui n'est ni de droite, ni de gauche".

Réaction plus positive en revanche chez Michèle Rivasi.

Nicolas Hulot a le titre de ministre d'État, ce qui en fait l'un des membres les plus importants du nouveau gouvernement.

La position de Nicolas Hulot consiste à mettre EDF dans "une trajectoire compatible avec celle de la transition énergétique". "Si ça ne fonctionne pas, il démissionnera".

Votée en 2015 sous la présidence de François Hollande, la loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit de porter à 23% la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale en 2020, puis à 32% en 2030.

La nomination de Nicolas Hulot, qui redonne espoir aux écologistes, "n'a sans doute été possible qu'en lui ménageant des marges de manœuvre dans la mise en place de politiques environnementales - sous peine d'une démission tonitruante dans les prochaines semaines", écrit Le Monde. Car le ministre de la Transition écologique, dont le portefeuille en fait un ministre de l'Economie écologique, est en charge d'un domaine aussi central que l'énergie. Un avis partagé dans l'entourage d'Emmanuel Macron, selon Les Echos. Emmanuel Macron aura finalement réussi à convaincre le très demandé Nicolas Hulot, là ou plusieurs de ses prédécesseurs ont échoué.

L'expert américain Alden Meyer avait rencontré Nicolas Hulot lors d'une visite aux Etats-Unis. "Celui de la production d'électricité manquante et celui du démantèlement, plus difficile à évaluer", note pour L'Express Juan Camilo Rodriguez, analyste chez Alphavalue et auteur d'une étude commandée par Greenpeace, "EDF asphyxiée par le nucléaire". Emmanuel Macron, lui, est plutôt opposé au projet sur le fond et sur la manière dont il a été mis en oeuvre, mais souhaite respecter le vote des citoyens du département, qui s'étaient exprimés par référendum en juin 2016 pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. De quoi rendre Pascal Canfin optimiste.

"On va sortir de la confrontation et on va rentrer dans la consultation et la coopération, sur ce sujet et sur beaucoup d'autres", a-t-il déclaré pour sa première intervention publique depuis sa nomination, mercredi. Ainsi, le WWF salue la nomination de cet homme "capable de faire bouger les lignes", l'ONG se disant particulièrement attentive à la nomination rapide d'un médiateur "pour analyser les alternatives à la construction de l'aéroport".