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Ce qu'il faut retenir du second tour — Législatives

22 Juin 2017

Mais une vague quand même avec l'élection de 360 députés de La République en marche (LREM) et du MoDem, selon les premières projections de Kantar Sofres OnePoint disponibles à 20 heures.

Les voyants sont donc au vert pour faire adopter les grandes réformes du quinquennat qui s'ouvre, à commencer par la réforme du droit du travail, et la loi "pour la confiance dans notre vie démocratique" portée par François Bayrou.

308 sièges pour La République en Marche dans la future assemblée, 42 pour le Modem: victoire à relativiser par une abstention record (57%), et un relatif sursaut des partis traditionnels. "La majorité (56 %) est dans l'entre-deux", mesure l'institut de sondages, qui décrit une opinion publique "pas complètement convaincue ", mais souhaitant avant tout "laisser une chance " au nouveau pouvoir.

"Macron fait chambre à part" (Libération), "Après l'Elysée, l'Assemblée" (Le Figaro), "Le pari gagné" (Les Echos): le nouveau président et sa majorité absolue de députés faisait les gros titres lundi.

" L'abstention n'est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie". Ces indicateurs traduisent les profondes divisions de la société française. Emmanuel Macron a été élu avec seulement 18,19 % des inscrits au premier tour de l'élection présidentielle (24,01% des exprimés) et 43,61% des inscrits au second, soit moins que la moitié du corps électoral, et alors qu'il bénéficiait de facto d'un front républicain contre sa rivale d'extrême-droite Marine Le Pen.

Statut, déontologie ou encore procédure parlementaire, une série de formations seront proposées à tous les députés dès le début de la session extraordinaire, en juillet, pour " leur permettre d'acquérir rapidement une connaissance opérationnelle", a annoncé lundi l'Assemblée nationale.

Inconnu il y a encore trois ans, élu à 39 ans face à des poids-lourds de la politique, le plus jeune président qu'ait connu la France se voit donc en passe de gagner son dernier pari: obtenir une large majorité à l'Assemblée nationale (chambre basse du Parlement) lui permettant de lancer ses réformes libérales-sociales. Le PS, avec ses alliés, reste cependant la principale force de gauche, avec 43 députés, devant la gauche radicale et communiste (27 élus).

Après l'annonce des résultats, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a annoncé sa démission. Très loin des 284 sièges socialistes de l'Assemblée sortante, mais là aussi moins catastrophique que redouté.

La France Insoumise et le PCF obtiendraient respectivement une vingtaine et une dizaine de sièges, selon les estimations, là aussi bien mieux que prévu. Le numéro 2 de son parti, Florian Philippot, est en revanche battu. Le FN n'arrivera donc pas à former un groupe parlementaire au sein de l'Assemblée nationale, le seuil étant de 15 députés.

Pour cette XVe législature, l'Assemblée sera en tout état de cause profondément renouvelée.

Seuls 222 députés sortants sont qualifiés pour le second tour.

Ces deux déclarations semblent exclure de fait deux noms qui revenaient avec insistance avant le second tour: celui de Thierry Solère et celui de Laure de La Raudière, deux proches de Bruno Le Maire qui ont été élus sous l'étiquette Les Républicains mais sans candidat de La République en Marche face à eux.

Nombre de politiciens français parlent de suspension de la démocratie. Une règle que n'auront pas à suivre les six ministres d'Emmanuel Macron qui candidataient à la députation, puisque tous ont été plébiscités dimanche soir à l'issue du second tour des législatives.

Angela Merkel l'a aussitôt félicité pour sa "majorité parlementaire nette", selon le porte-parole de la chancelière allemande qui se prépare elle-même à entrer dans une séquence électorale.

"Maintenant ce n'est plus En marche!, mais En avant!", résumait dimanche Jean-Paul Delevoye, le "M. investitures" du parti présidentiel, à la fois "content du résultat" mais aussi saisi par "la gravité et la responsabilité". "Moi je n'y crois pas". Les opposants au président de la République se sont, certes, démobilisés ces deux derniers dimanches, mais cela ne signifie pas qu'ils ont adopté sa vision pour la France, ni qu'ils sont prêts entériner les transformations qu'il envisage.

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