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Ce que l'on sait — Oeufs contaminés

09 Août 2017

A l'étranger, on pointe du doigt l'Afsca qui, au courant depuis le début du mois de juin, n'a dévoilé aucune information avant le 20 juillet.

"Treize lots d'oeufs contaminés en provenance des Pays-Bas" ont été livrés en juillet à des entreprises de transformation alimentaire situées dans l'Ouest de la France, a précisé lundi le ministère français de l'Agriculture.

Les exploitations touchées affirment que la substance a été introduite lors d'un traitement contre le pou rouge, un parasite très néfaste pour les poules pondeuses, par l'entreprise néerlandaise ChickFriend. Utilisé pour lutter contre les puces, tiques, poux et acariens des poules pondeuses, il est prohibé sur tout animal destiné à la consommation humaine.

Parallèlement, le ministère de l'agriculture a saisi l'ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire. D'ailleurs, les éleveurs néerlandais pourraient abattre des millions de poules contaminées par l'insecticide dans les jours à venir.

L'Allemagne avait haussé le ton vendredi soir. "En particulier la Belgique et les Pays-Bas en ont ici l'obligation".

Pour Christian Schmidt, il parait clair qu'une intention malveillante est à la base de cette crise, qui a notamment conduit de très nombreux supermarchés allemands et néerlandais à retirer des millions d'oeufs de leurs rayons. Il s'agit de mesures de précaution. Des millions d'oeufs provenant des Pays-Bas y ont été rappelés et détruits. Des oeufs ont aussi été retirés de la vente préventivement en Suisse.

Quant aux perdants, ce sont les " producteurs victimes de la pression de la compétitivité économique; les animaux abattus par millions lorsqu'ils ne sont plus rentables et les consommateurs, à qui le système agro-industriel ne fournit ni la qualité, ni la confiance qu'ils méritent. "Nous sommes en relation permanente" avec les pays touchés, "les élevages ont été identifiés et les oeufs infectés sont retirés du marché", a-t-elle poursuivi, arguant que la "situation (était) sous contrôle".

Le lot analysé par l'Afsca provient d'une exploitation batave.

Lundi, celle-ci se défendait qu'elle n'avait "jamais tenté de dissimuler quoi que ce soit".

Test-Achats déplore dans un communiqué le manque de communication de l'AFSCA qui a mené la gestion de cette crise dans la "confusion".

A lire aussi: l'Afsca devait-elle se taire en pleine instruction? Le 28 juillet, une exploitation du Pas-de-Calais avait déjà été placée sous surveillance, après le signalement par l'éleveur de l'utilisation du produit en cause par son fournisseur belge.

Tout est parti des Pays-Bas où 180 élevages ont été bloqués dès la semaine dernière "en raison de la présence suspectée de fipronil due à l'utilisation possible de l'antiparasitaire DEGA 16", explique le ministère de l'Agriculture dans son communiqué.

Les autorités françaises d'après le ministère de l'agriculture et de l'alimentations n'ont pas connaissance à ce jour, d'informations de contamination d'œufs en coquille ou de viande destinés à la consommation distribués sur le territoire.

"Si les enquêtes en cours mettent en évidence que des denrées issues des élevages contaminés étaient commercialisées en France, la Direction générale de l'alimentation procéderait immédiatement à un retrait-rappel de ces denrées du marché", a ajouté le Ministère.

Mais les premiers résultats d'analyse se veulent rassurants.

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