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Interview TV à un moment clé pour Macron

17 Avril 2018

Emmanuel Macron était à la mi-journée l'invité de Jean-Pierre Pernaut sur TF1 pour une causerie d'une heure quinze dont l'objectif affiché était clairement d'apaiser les inquiétudes des Français.

Le discours du chef de l'Etat "ne rompt en rien avec la laïcité", a soutenu le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, également chargé des relations avec les cultes, sur LCI, admettant des propose à la "tonalité nouvelle". Les huit annonces à retenir.

Le président n'a pas à dire publiquement ce qu'il pense, ou attend, de telle ou telle religion, car fatalement, chacune est différente et il se mettrait comme président, et nous citoyens qu'il incarne, alors non au-dessus ou dans l'ailleurs des religions, mais au milieu. Et à l'adresse des cheminots grévistes, le président " appelle plutôt au calme ". "Je n'ai jamais pris un retraité pour un portefeuille", a-t-il ajouté.

L'Elysée précise que ce n'est pas cette actualité chargée qui a poussé le président, élu le 7 mai 2017, à sortir de son silence télévisé mais "l'échéance de la première année" de son quinquennat. En parlant des plus fortunés de nos concitoyens, Macron a substitué la théorie de la confiance à celle du ruissellement en faisant un pari selon lequel la suppression de l'impôt sur la fortune va favoriser l'investissement en France.

Emmanuel Macron " dit: chez l'homme, il n'y a pas simplement une matérialité, il y a une quête d'absolu, de spiritualité, donner un sens à sa vie.

"Il faut faire baisser le nombre de morts sur la route", a redit le chef de l'État. "On continuera et on sera intraitables", a-t-il insisté.

La position d'Emmanuel Macron est connue, ses partisans la répétaient encore hier soir: pendant la campagne présidentielle, il a promis l'extension de la PMA aux couples de femmes. "Ils vivent tous la mort au quotidien, nous leur devons quelque chose dans la société", a-t-il déclaré.

Il a fallu que le sénateur membre des Républicains Bruno Retailleau passe sur France Inter pour entendre enfin quelqu'un qui a compris la pensée complexe du président. "Nous allons poursuivre les échanges d'informations techniques et stratégiques avec nos partenaires, en particulier britannique et américain, et dans les prochains jours, nous annoncerons notre décision", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohamed ben Salmane.

Dans " ce moment de grande fragilité sociale", il connaît l'importance des bénévoles qui œuvrent auprès des plus démunis, des réfugiés, des personnes isolées, des prisonniers...

Il y a près d'un an, la victoire d'Emmanuel Macron était saluée comme un coup d'arrêt à la vague populiste qui, du Brexit à l'élection de Donald Trump, semblait inexorable. Il a appelé les étudiants à réviser car "il n'y aura pas d'examen en chocolat dans la République". "L'État et l'Église appartiennent à deux ordres institutionnels différents (...) mais tous deux exercent une autorité et même une juridiction " assure le président pour répondre à tous ceux qui entendent confiner la religion à la sphère privée.

"Il y a des mosquées où les gens ne respectent pas les lois de la République, elle seront fermées".

Au plan international, Emmanuel Macron devrait s'expliquer sur ses intentions en Syrie, où l'utilisation d'armes chimiques pourrait déclencher des frappes, en coordination avc les Etats-Unis.

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